En quarante ans d’implication dans le monde de la médecine, j’ai rencontré une foule de personnes souffrant de maladies de toutes sortes. Toutes ces maladies ont perturbé la vie de chacune à des degrés divers. Une de ces maladies m’a toujours touché d’une façon très particulière. Il s’agit de la maladie d’Alzheimer.
Voir des gens intelligents, impliqués, avec souvent des talents hors du commun, ayant fréquemment accompli de grandes choses, se faire frapper par cette maladie, cela me trouble énormément.
Perdre ses facultés cognitives, ne plus se souvenir, devenir désorienté, ne plus reconnaître même sa famille, n’avoir aucune idée où on en est et perdre sa personnalité au point de n’être plus reconnaissable, cela me sensibilise grandement.
Je suis très empathique avec la personne atteinte, ainsi qu’avec sa famille, ses amis et ses proches. Ces gens souffrent, sont perturbés et leur vie est changée. Ils ne comprennent pas et trop souvent n’acceptent pas ce qu’ils considèrent l’inacceptable.
Le malade et son entourage ont besoin d’aide. La recherche est nécessaire. Elle progresse. Toutefois, il y a encore plusieurs étapes à franchir. En attendant les résultats, il faut s’impliquer et apporter tout le support possible à tous les gens touchés. Une de ces façons, c’est de supporter généreusement notre société d’Alzheimer. Elle fait un excellent travail.
Il faut souhaiter qu’un jour ce fléau disparaisse de nos vies.